Yellowknife (le 26 mars 2021) – Le Bureau de l’administrateur en chef de la santé publique (BACSP) a déclaré que l’éclosion à la mine Gahcho Kué était terminée. L’administratrice en chef de la santé publique (ACSP) avait déclaré cette éclosion le 3 février.
La dernière personne à avoir reçu un diagnostic de COVID-19 en tant qu’employé de la mine Gahcho Kué durant cette éclosion a commencé à présenter des symptômes le 23 février.
Le nombre total de cas confirmés liés à cette éclosion s’élève à 20 : 12 travailleurs de l’extérieur du territoire, et 8 résidents des Territoires du Nord‑Ouest (TNO). Toutes les personnes ayant contracté la COVID-19 durant cette éclosion se sont rétablies, c’est-à-dire qu’elles ne sont plus infectées et qu’elles ne peuvent plus transmettre le virus à d’autres.
La mine Gahcho Kué est située à environ 280 km au nord-est de Yellowknife.
Répercussions de l’éclosion
Le BACSP reconnaît que l’éclosion à la mine Gahcho Kué a eu des répercussions importantes aux TNO. Le dépistage et l’isolement des travailleurs sur place et leur transfert à Yellowknife ou dans leur territoire ou province de résidence ont nécessité une collaboration entre le BACSP et la direction et le personnel médical de la mine. Des infirmiers de santé publique et des travailleurs de la santé de Yellowknife ont fourni des services d’évaluation et de santé continus aux employés de la mine. Mais surtout, l’éclosion a touché les travailleurs, leurs familles et leurs collectivités. Trois d’entre eux ont été hospitalisés. Ils ont dû s’isoler pendant de longues périodes. Le BACSP souhaite souligner l’altruisme et la bienveillance dont les personnes en auto-isolement ont fait preuve pour protéger leurs amis, les membres de leurs familles, leurs collègues et tous les résidents des TNO.
Le BACSP tient à souligner la mise en place de nombreuses mesures à la mine Gahcho Kué depuis le début de la pandémie pour prévenir l’entrée du virus et atténuer les risques de transmission sur place. Parmi les mesures supplémentaires mises en œuvre en raison de l’éclosion, mentionnons :
- Amélioration du dépistage par téléphone avant le départ des employés pour la mine.
- Tests antigéniques rapides obligatoires pour tous les employés avant de monter à bord de l’avion pour la mine (en cas de test présumé positif, la personne ne peut pas se rendre à la mine).
- Élargissement du dépistage pour ajouter des tests de routine pour tous les employés les quatrième et huitième jours après leur arrivée, en plus des tests à l’arrivée et au départ.
- Changements supplémentaires aux pratiques de travail afin de diminuer les chances de transmission (p. ex., les employés qui arrivent doivent rester dans leur chambre en attendant le résultat du test PCR à l’arrivée; les employés sont autorisés à manger dans leur chambre afin de diminuer le nombre de personnes dans la salle à manger).
- Améliorations apportées aux zones de quarantaine.
En plus de ces mesures, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) a priorisé la vaccination des résidents et non-résidents qui travaillent en rotation pour les projets miniers et pétroliers aux TNO. Une plus grande immunité dans ces lieux de travail aidera à protéger les travailleurs résidents, leurs familles, ainsi que les collectivités où ils retournent entre les périodes de travail – en particulier les collectivités les plus éloignées et les plus vulnérables ayant un accès limité aux services de santé. Toutes les doses données aux TNO continueront de renforcer la défense globale du territoire contre la COVID-19.
La décision de vacciner les travailleurs non résidents en rotation est appuyée par le gouvernement fédéral. Cette approche a été adoptée dans d’autres provinces et territoires au Canada qui dépendent des travailleurs en transition pour fournir les services essentiels. Les récentes éclosions dans des sites de travail éloignés aux TNO et l’arrivée de nouveaux variants de la COVID-19 dans d’autres régions du Canada ont mis en évidence l’importance de protéger les travailleurs en rotation qui vivent et travaillent à l’intérieur de nos frontières.
Contexte de déclaration d’une éclosion
Aux TNO, on parle d’éclosion dans un établissement fermé (ce qui inclut les camps isolés) lorsqu’une personne ou plus est déclarée comme un cas confirmé ou probable de COVID‑19 et a contracté l’infection au sein de l’établissement.
Mention de la source
Tous les commentaires sont attribuables au Dr Andy Delli Pizzi, sous-administrateur en chef de la santé publique des Territoires du Nord-Ouest.
Liens connexes
- Tableau de bord sur la COVID-19 aux TNO
- Site Web du GTNO sur la COVID-19
- Avis de santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux
Personne-ressource pour les médias
Darren Campbell
Gestionnaire des communications liées à la COVID-19
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Secrétariat de coordination pour la COVID‑19
Courriel : Darren_P_Campbell@gov.nt.ca