Changement climatique et santé

Le radon et la santé

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle qui peut s’accumuler à l’intérieur des maisons et d’autres immeubles. Une exposition prolongée à des concentrations élevées de radon augmente le risque de cancer du poumon.

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Les effets du radon sur la santé

Lorsque le radon est inhalé, il continue de se désintégrer et produit des particules radioactives. Au fil du temps, ces particules peuvent endommager les tissus pulmonaires.

Une exposition répétée à des concentrations élevées de radon augmente le risque de développer un cancer du poumon. Le risque dépend à la fois de la concentration de radon et de la durée de l’exposition.

Au Canada, l’exposition au radon est la principale cause de cancer du poumon chez les personnes qui ne fument pas et la deuxième cause de cancer du poumon chez les personnes qui fument.

L’exposition au radon combinée à la consommation de tabac augmente considérablement le risque de cancer du poumon.

Pour plus d’informations sur les effets du tabac sur la santé, consultez la page suivante :

Recommandation canadienne concernant le radon dans les espaces intérieurs

Le radon se mesure en becquerels par mètre cube (Bq/m³), une unité qui indique le niveau de radioactivité.

Les concentrations de radon peuvent varier au cours de l’année et même d’un jour à l’autre. C’est pourquoi les risques pour la santé sont évalués en fonction de la concentration annuelle moyenne de radon.

Santé Canada recommande de maintenir la concentration annuelle moyenne de radon à l’intérieur à moins de 200 Bq/m3. Cette recommandation vise les espaces intérieurs où les personnes passent régulièrement plus de quatre heures par jour.

Le radon dans les maisons et les immeubles des TNO

L’exposition au radon est étroitement liée aux caractéristiques de construction d’un bâtiment. Le radon, comme gaz souterrain, peut pénétrer dans les résidences par toute ouverture ou brèche (voir schéma 2) en contact avec le sol autour du bâtiment et sous le bâtiment.

On peut trouver du radon dans les maisons et les immeubles partout au Canada.

Les concentrations de radon peuvent varier d’une collectivité à l’autre, d’un quartier à l’autre et même d’un bâtiment à l’autre. Plusieurs facteurs peuvent influer sur la concentration de radon à l’intérieur, notamment la géologie locale, la conception du bâtiment, les pratiques de ventilation et les conditions météorologiques saisonnières.

Dans le Nord, de nombreux bâtiments sont construits sur des pieux ou des supports plutôt que directement sur le sol. La circulation de l’air sous ces bâtiments peut contribuer à réduire l’accumulation de radon à l’intérieur. Cependant, les conditions de circulation de l’air peuvent varier au cours de l’année. En hiver, par exemple, l’accumulation de neige peut réduire la circulation de l’air sous un bâtiment et modifier la concentration de radon à l’intérieur.

De nombreux bâtiments du Nord sont également construits sur du pergélisol. Lorsqu’il est gelé, celui-ci peut ralentir la circulation du radon. À mesure que le pergélisol évolue, sa capacité à limiter la circulation du radon peut elle aussi changer dans certaines régions. Mesurer le radon tous les cinq ans peut aider à suivre l’évolution de sa concentration à l’intérieur.

Comment le radon pénètre-t-il dans les bâtiments?

Le radon peut s’infiltrer dans les maisons et les immeubles par des ouvertures aux endroits où le bâtiment est en contact avec le sol, notamment :

  • Les fissures dans les murs de fondation
  • Les fissures dans les dalles de plancher
  • Les joints de construction
  • Les espaces autour des conduites de service
  • Les poteaux de soutien
  • Les cadres de fenêtres
  • Les siphons de sol
  • Les puisards
  • Les cavités murales

Facteurs qui peuvent influer sur la concentration de radon à l’intérieur des bâtiments
Plusieurs facteurs peuvent avoir une incidence sur la concentration de radon qui peut s’accumuler à l’intérieur d’un bâtiment.

  • Les caractéristiques du sol : les concentrations de radon peuvent varier considérablement selon la composition du sol.
  • La construction du bâtiment : la conception, l’état du bâtiment et son contact avec le sol peuvent faciliter ou limiter l’entrée du radon.
  • L’état des fondations : les fissures et les ouvertures sont des points d’entrée potentiels du radon.
  • Les activités des occupants : les ventilateurs d’extraction, les fenêtres et les foyers peuvent influer sur la circulation de l’air et créer des différences de pression.
  • Les conditions météorologiques : la température, le vent, la pression atmosphérique et les précipitations peuvent influencer la circulation du radon.

Ce que nous savons sur le radon aux TNO

Les résultats préliminaires de l’Enquête pancanadienne sur le radon 2024 indiquent que la concentration moyenne de radon mesurée dans le Nord était de 70 Bq/m3. L’enquête a également révélé qu’environ une maison sur cinq parmi celles où des mesures ont été effectuées aux Territoires du Nord-Ouest présentait une concentration de radon supérieure à la valeur recommandée au Canada de 200 Bq/m3.

Ces résultats reposent sur un petit échantillon de résidences situées dans les régions du Slave Nord et du Slave Sud. Ils pourraient donc ne pas être représentatifs du risque d’exposition au radon de toutes les collectivités ténoises.

Comme le radon est invisible, inodore et insipide, il est recommandé d’en mesurer la concentration dans votre maison ou votre immeuble.

Ressources supplémentaires